Vaccins contre l'HPV et dépistage

Les vaccins contre l'HPV, appelés Gardasil® et Cervarix®, protègent contre les types HPV HR 16 et 18 et sont destinés aux filles et jeunes femmes de 14 à 23 ans.

La vaccination comme le dépistage régulier (avec frottis et test HPV) continueront à être des outils essentiels dans la lutte contre le cancer du col de l'utérus. Actuellement, en France, le dépistage standard régulier est basé sur le frottis cervico-utérin.

Bien que le vaccin, lorsqu' administré tôt dans la vie d'une jeune fille, soit le moyen le plus efficace de prévenir la contraction de bon nombre d'infections à HPV, cela n'éliminera pas la nécessité du dépistage (y compris du dépistage de l'HPV) dans les décennies à venir. En effet, même si le vaccin peut prévenir une infection à HPV HR à l'avenir, il ne guérit pas les infections qui sont déjà présentes. Mais avec la technologie de dépistage de l'HPV actuellement disponible, les cliniciens utilisant un test de l'ADN HPV peuvent identifier les femmes qui ont un risque accru de cancer du col et les suivre comme il se doit. Pour l'instant, en France, le dépistage standard régulier est basé sur le frottis cervico-utérin.

Les programmes de prévention les plus efficaces pour aujourd'hui et pour demain doivent inclure une prévention primaire et une prévention secondaire. Même avec un vaccin, les experts reconnaissent que les femmes auront toujours besoin d'un frottis régulier et, selon leur âge, d'un test HPV. Pourquoi ?

  • Parce que la protection globale offerte par les vaccins est incomplète. Il existe environ 15 à 20 types HPV qui se sont révélés responsables d'un cancer du col de l'utérus. Les vaccins sont destinés à protéger contre deux de ces types de virus oncogènes, qui sont responsables d'environ 70 pour cent de tous les cancers du col. Toutefois, le vaccin ne protège pas les 30 pour cent restants de femmes qui développent un cancer du col provoqué par d'autres types HPV « Haut Risque ».

  • Les femmes ne sont pas totalement protégées si elles ont été infectées par des types HPV HR avant la vaccination.

  • La durée d'efficacité du vaccin n'est pas connue à ce jour. L'une des questions importantes sans réponse est de savoir si un vaccin « de rappel » sera ou pas nécessaire plus tard dans la vie pour assurer une protection constante.

  • Les experts reconnaissent que vacciner les filles ne réduira pas significativement les taux de cancer du col pendant de nombreuses années à venir, et le temps réel qu'il faudra pour y parvenir dépendra des facteurs suivants :

    • l'étendue de la couverture vaccinale

    • le nombre de types HPV HR en plus des 16 et 18 contre lesquels de futurs vaccins offriront une protection

    • la durée pendant laquelle les vaccins offriront une protection

    • l'adhésion des femmes aux directives de dépistage recommandées

    Par conséquent, la vaccination comme le dépistage sont des outils essentiels dans la lutte contre le cancer du col de l'utérus, la meilleure stratégie pour chaque femme devant être déterminée par son médecin en fonction de son âge et de ses antécédents. Bien que le vaccin contre l'HPV ne soit pas approuvé pour les femmes de plus de 23 ans, vous pouvez offrir à vos patientes de plus de 30 ans l'occasion de connaître leur statut HPV en leur proposant un test de dépistage de l'HPV.